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Au revoir parapluie

Création 2007

J’aimais bien « chères ombres »…

J’aurais pu aussi l’appeler « Les Hameçons immortels », « La Maison des pluies », ou quelques autres mots encore, qui avaient eux aussi leurs places dans ce spectacle …

La confrontation entre « les hameçons » et « les parapluies » a été particulièrement sanglante au cours des derniers mois qui nous amenaient, les artistes et moi, proche de la première représentation… « les hameçons » étaient « enflammés »,« mélancoliques », « étranges », « blessés », « sauvages »…mais le parapluie l’a emporté. Lui qui ne peut s’ouvrir au creux des maisons … lui qui nous protège de nos intempéries … celui aussi que l’on ferme quand tout est fini … et qui ne retourne sa veste que contraint et forcé…Une éclipse de pluie … le parapluie…

Alors, c’est l’histoire de quoi ? C’est l’histoire d’une histoire (d’une histoire, d’une histoire, d’une histoire…) qui ne se raconte pas. Elle est intime, donc très pudique, presque farouche ! Elle se trouve là où tout commence, quand un être en aime un autre, et que les saisons valsent à contre temps… contre le temps, tout contre. Brûler la chandelle par les deux bouts, encore un tour s’il vous plaît ! Au manège, on peut… au théâtre aussi. Ainsi pensent les faiseurs d’illusions.

Revenir … et choisir ? Revenir, et prévenir ? Se prémunir ? Vieillir. Rajeunir. Rire ou mourir ? Au moins une femme, au moins un homme, et au moins une surprise, une inconnue, un pépin… deux trois tentatives… un joli sourire, un froncement de sourcil… évidemment nombreuses gamelles… et sans oublier ... l’amour, la folie, l’enfant, la mort, la raison, la danse… pour respirer, s’essouffler, s’user.

Je n’oublie rien ? Si ! La vie ! L’espoir ! La fuite ! Oups ! L’obstination ! Bon… à tout de suite.

 

James Thiérrée (le hanneton)