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La Symphonie du Hanneton

Création 1998

Ce n’est pas ( Dieu merci ) un épisode au prétendu nouveau cirque auquel nous assistons avec cette symphonie étrange, effervescente, onirique... Malicieuse qu’un certain hanneton a composé, dirigé, et joué lui-même sous le nom de James Spencer Thierrée.

 

Farandole d’images fortes... Homme dont la tête part en fumée, qui perd ses jambes, ses bras, mais pas son sang-froid. Violoniste qui glisse à toute vapeur, entremêlant volutes musicales et volutes jambières... Prima dona égarée, poupée éperdue, évadée d’un autre spectacle qu’elle ne saura jamais rejoindre.

Danseuse brisée, voluptueuse, enfantine, qui se faufile comme un reptile entre les meubles, sur les meubles, pour s’envoler à tire d’elle, à tire d’ailes vaporeuses. Le hanneton, alors la rejoint dans son ciel de toile peinte et les voilà dansant dans les airs, leur chant d’amour... Après?

 On traverse les miroirs,  On saute comme d’autres parlent... On célèbre le printemps...

 Et, pour terminer convivialement, un banquet fantasque s’organise, se transforme en un extraordinaire cauchemar, combat d’acier de dragons enragés, monstres surgis des plats, griffes de couverts, tintamarre démentiel, avalé par un soudain silence d’ou émerge doucement la spirale finale, le dernier envol du hanneton, musical, tandis que ses trois compagnons regagnent leur cadre de vie, celui de notre accablante réalité.

 

La Symphonie du Hanneton ne ressemble à rien d’exactement identifiable, comme le sont nos songes.

 

 

 

 

 

Henry Clément